Bertrand Théaud et Matthieu Bonnici Partners de Leaf

19 December 2016

Après une longue expérience en cabinets anglo-saxons en Chine, quelles ont été vos motivations pour rejoindre un cabinet indépendant ?

La démarche entrepreneuriale a clairement été un facteur motivant. Toutefois, la raison première est de pouvoir prendre en compte et donc mieux satisfaire les attentes variées de nos clients. Aujourd’hui, l’avocat travaillant dans un cabinet international ne maîtrise plus la manière dont il exerce la profession. Cela est bien évidemment le cas s’agissant de la facturation mais également de l’organisation du travail ou du développement des compétences des collaborateurs. Rejoindre un cabinet indépendant nous a donc semblé le meilleur moyen de trouver la flexibilité nécessaire afin de placer à nouveau la relation avec le client au cœur de notre métier.

En quoi Leaf se distingue-t-il aujourd’hui ?

Tout d’abord, Leaf est un modèle unique de cabinet étranger indépendant ayant le cœur de son activité en Chine. Ensuite, Leaf peut s’enorgueillir d’associer taille humaine et taille critique. Avoir une taille humaine est pour nous un élément déterminant afin de permettre aux associés et collaborateurs de bien se connaître, d’échanger et ainsi de réellement travailler ensemble dans l’intérêt des clients. Dans le même temps, posséder une taille critique nous place en situation d’accompagner les clients dans des dossiers demandant la mobilisation de véritables équipes.

Quels sont les principaux objectifs de Leaf ?

Conserver la dimension biculturelle de nos équipes est un objectif important pour accompagner les sociétés étrangères en Chine, mais aussi les sociétés chinoises en Europe. Il y a également une demande forte des clients pour les accompagner hors de Chine, notamment à Hong Kong et en Asie du Sud-Est. La création d’un bureau à Hong Kong est une première étape en vue de répondre à ce besoin.

On parle de ralentissement en Chine, quel est votre sentiment sur le climat des affaires ?

A l’évidence, les années de croissance à deux chiffres appartiennent au passé. Pour autant, le ralentissement en cours cache une réalité diverse. En effet, certains secteurs profitent à plein des transformations actuelles de la société chinoise, comme les industries liées à l’économie digitale ou à la santé. Les autorités semblent, par ailleurs, avoir pris conscience du besoin de simplification de la réglementation. Ainsi, certaines opérations en capital peuvent désormais être menées sans approbation du Ministère du Commerce, une véritable révolution dans l’environnement juridique en Chine. Cet assouplissement et d’autres à venir sont de nature à encourager les investisseurs à continuer à s’implanter et se développer dans le pays.